Monthly Archives: August 2014

BUSINESS OR POLITICS – A QUESTION OF VALUES

Many today are asking the question of whether or not wealthy businessmen and women can make good politicians, and whether success running a business translates to success in politics.

History is full of examples of successful entrepreneurs turned politicians with various degrees of success; after all proponents argue who is better than a business owner to be a visionary, a strategist and goal driven?  Others believe that success in the market is not an automatic qualifier for public service because it is a far different undertaking with different purposes and different values. They argue that talent for developing private companies and making big profits seldom translates into wooing voters or governing in difficult times.

Politics on crossword

There is insufficient evidence for me to conclusively provide a solid position in this argument, but rather highlight some similarities and point out the contrasting values that are required on both sides.

The leadership qualities required in business and politics are nearly identical. After all, integrity, sincerity, courage, charisma, analytical skills, communication are not exclusive. Nevertheless, this is a question of values and principles embedded in each of these 2 types since probably early years and many are intrinsic to them and hard to change.

Values that lead businessmen to succeed in life are very different than those necessary in politics. A businessman can choose the field of battle based on his expertise, access to capital and market conditions. A politician has no choice but to deal with his constituents issues and their needs, which may differ from his, given the values and socioeconomic status that may separate them. A businessman can choose his employees, those who resemble him and share his ideals. No such luck for a politician. A politician’s stakeholders are neither customers nor employees; they are followers of their own free will, convinced of the values and the vision, the commitment and determination of the candidate.  A businessman is driven by profits and shareholder value. A politician’s values come from his belief that he can help people, improve their lives, keep services and the administration running, even in the absence of money.

The real question to ask in my opinion is why do some businessmen, after many successes in the private sector, venture into a very difficult public life, very much unlike what they are accustomed to, and requiring very different sets of skills.

Aside from the obvious answer of ego, one would have to wonder if these businessmen are running for office to gain access to seats of power and influence public policies. The danger in all of this is the weakness of institutions that hold politicians accountable to voters for not delivering on campaign promises.

When institutions that hold elected officials accountable to voters are strong—as is often the case in mature democracies—then the ability of businessmen to influence public policy is limited, and there is little incentive for businessmen to run for public office. In contrast, when these institutions are weak—as is typically the case in immature democracies like Tunisia—then there are gains to be made from holding public office, and businessmen may run for office to capture those gains for themselves or the parties they represent.

Une Démocratie aux Enchères

“Les hommes d’affaires sont-ils les bienvenus en politique?” Telle est la question en vogue ces temps-ci,  suffit-il de savoir gérer son entreprise pour garantir son succès dans la vie politique?

L’histoire regorge  d’exemples d’hommes et de femmes d’affaires qui ont réussi, à divers degrés de succès, leur  transition en politiciens. Nombreux sont ceux qui pensent que les “stars” du monde de business sont les mieux  équipés pour percer dans le monde de la politique, car ils sont généralement  des visionnaires et de fins stratèges qui savent comment accomplir les objectifs qu’ils se fixent.

Politics on crossword

D’autres persistent à croire que le succès au “marché” ne  qualifie pas automatiquement pour le service public  car il s’agit d’une “entreprise” totalement différente, avec des objectifs différents et des valeurs différentes, ils soutiennent que le talent qu’ont certains pour  développer des entreprises privées et faire de gros profits n’est pas exactement celui requis pour courtiser les électeurs ou gérer  leurs besoins.

Il est clair que les qualités de leadership requises pour un “businessmen” et un politicien sont presque identiques. Si on se veut protagoniste dans l’un de ces deux mondes,  l’intégrité, la sincérité, le courage, le charisme, les compétences d’analyse et de communication  sont des facteurs clés de réussite.

Ce n’est qu’en parlant des valeurs et des principes intrinsèques à chacun de ces deux terrains que le litige pointe son nez. En effet, les valeurs qui animent  un homme d’affaires pour  réussir  sa carrière n’ont rien à voir avec celles qui guident un politicien “digne de son titre”. Un homme d’affaires peut choisir son champ de bataille en fonction de son expertise, de son capital d’investissement ou des conditions du marché; un homme politique n’a pas ce luxe, il ne peut que faire face aux  problèmes et besoins de ses électeurs, qui diffèrent des siens, compte tenu du statut socio-économique qui les séparent. Un homme d’affaires peut choisir ses employés, ceux qui lui ressemblent et partagent ses idéaux; un politicien n’aura pas une telle chance car ses interlocuteurs ne seront ni  clients ni  employés; ils le suivront de leur propre gré, une fois qu’ils aient été convaincus par ses valeurs, sa vision, son engagement et sa détermination. Un homme d’affaires définit son succès par les profits et la valeur actionnariale; tandis qu’un politicien voit sa réussite dans sa capacité d’aider les gens, d’améliorer leur vie,  de maintenir des services et une administration efficace, même en l’absence d’argent.

En ce qui me concerne, je n’arrive pas à formuler une position solide dans ce débat, et au risque de décevoir certains, je trouve que la vraie question est ailleurs: Qu’est-ce qui motive certains hommes d’affaires à quitter leur domaine de prédilection, là où ils ont fait leurs preuves et leurs fortunes, pour s’aventurer dans une vie politique ingrate et truffées de terrains minés?
Mis à part la réponse évidente de l’ego, il faudrait se demander si ces hommes d’affaires ne se présentent au pouvoir que pour façonner des politiques publiques qui aident…les affaires. Le danger réel, à mon sens, n’est pas les hommes d’affaires convertis à la politique, mais c’est plutôt la faiblesse des institutions qui permettent de surveiller la fidélité des politiciens aux promesses de leurs campagnes et de délimiter leurs responsabilités devant leurs électeurs. Dans les démocraties solides et matures, ces instances de régulation et de surveillance sont fortes, elles permettent de garder à l’œil tout politicien; qu’il soit homme d’affaires ou pas,  afin de limiter ses chances d’influencer les politiques publiques dans un sens qui ne répond pas aux aspirations de ses électeurs. Ce qu’on note dans ces démocraties que les “businessmen” ne se bousculent pour accéder à l’arène politique. En revanche, lorsque ces institutions sont faibles, comme c’est généralement le cas dans les démocraties immatures telle que la Tunisie, servir le peuple peut s’avérer très lucratif, et personne ne peut blâmer ce peuple s’il remet en question les vraies intentions de ces hommes d’affaires ou des  partis qu’ils représentent.

si tout comme moi, vous êtes entrain de rêver

Si tout comme moi, vous avez passé trois années entre hauts et bas, si tout comme moi les turbulences économiques, les assassinats, les menaces terroristes vous ont déprimé et les jours de gloire ont ensoleillé votre vie d’espoir et de joie, alors vous seriez, tout comme moi, entrain d’attendre les élections d’Octobre et de Novembre avec impatience afin de retrouver une brise fraiche d’optimisme.
Vous seriez probablement entrain de rêver et de prier pour retrouver la perle rare, le chevalier à l’armure d’argent qui nous sauvera du haut de son cheval blanc. Vous seriez entrain de chercher la version tunisienne d’un dirigeant courageux, prêt à prendre le taureau par les cornes et apte de réunir à nouveau ce peuple martyrisé par une polarisation imposée. Vous seriez probablement à la recherche du prince charmant, celui qui fait appel aux citoyens, les écoute, et leur rappelle qu’ils sont la pierre angulaire d’une société civilisée … pas lui.
Vous seriez à la recherche d’un dirigeant intègre, ayant une puissante conscience et fierté professionnelle, un dirigeant qui serait là pour être le serviteur du peuple, et non pour être servi par le peuple. Vous seriez en quête d’un dirigeant avec des solutions aux problèmes difficiles auxquels nous sommes confrontés, un dirigeant qui pourrait restaurer notre foi en l’avenir, et être la lumière qui nous guide dans les jours à venir. Si vous êtes comme moi, vous êtes à la recherche d’un grand communicateur qui saurait parler au simple paysan et au bourgeois; quelqu’un qui est très respecté, redouté par nos ennemis et aimé par nos amis.
Bref, si vous êtes comme moi, vous êtes entrain de rêver….BETTER DAYS ARE COMING

Lessons of life ….and death

You think you know someone when you meet him in person, when you talk to him, look at him in the eyes and listen to him explain what he stands for and what he believes. His values are so strong and they match yours. You become dedicated as his cause becomes yours. You watch him on television and become attached to every word he says. He becomes your idol. He personifies everything you believe as he represents the millions who have made it in spite of all the odds. You pin all your hopes and dreams on his plans and strategies of equality, justice, fairness. He becomes you, or rather you become him.

You watch him struggle in times of pressure and crises and you pray for him to pull through. You see him being attacked by media and haters and you tell yourself, naturally, those are his enemies, as they become yours as well. His friends become yours. His ideas become yours. His thoughts become yours. And you finally become him in the way you talk, the way you debate, the way you negotiate. You become blind out of admiration. Hope is alive… you tell yourself.

One day you discover that you have been wrong, or have been wronged. You ask yourself if you were so naïve that you did not see the warning signs, or that this person was so good at masking the real him that you were fooled, along with millions of supporters and admirers. To console yourself, you finally accept the possibly that simply, time has changed this person…and all your dreams for a world of equality, justice, opportunity, peace and fairness will remain dream…a utopia that is only true in fairytale stories and political speeches.

It all happened during the month of July 2014 at a place no one wants to talk about to people many want forgotten. It all happened in the largest open sky prison in the world. It all happened when the man you thought you knew stood and watched, and sometimes encouraged the most inhumane slaughter the world will ever know.  It all happened to hundreds of innocent little children like mine and his. It all happened when I cried most nights for a month and he justified the genocide, while probably laughing at people like me who put him where he is today. He is Barack Obama and I am forever a fool for believing in him.

Leçon de vie………ou de mort

Vous pensez connaitre quelqu’un quand vous l’avez rencontré en personne, lorsque vous l’avez regardé dans les yeux pour lui parler et l’écouter expliquer ses principes et ses rêves. Ses valeurs sont si fortes et vous correspondent tellement, que sa cause devient la vôtre. Vous l’observez à la télévision et vous vous imbibez de chaque mot qui sort de sa bouche, il devient votre idole. Il incarne tout ce dont vous croyez, il représente désormais les millions de personnes qui ont réussi à se frayer un chemin rien que pour eux, en dépit de tous les obstacles. Vous attachez tous vos espoirs et vos rêves sur ses plans et stratégies d’égalité, de justice, d’équité. Vous le regardez se battre dans les moments de pression et de crises et vous priez pour lui pour qu’il s’en sorte. Vous le voyez se faire attaquer par les médias et les adversaires et vous vous dites, “C’est normal, ce sont ses ennemis après tout”. Vous vous identifiez à lui au point que ses ennemis deviennent les vôtres, ses amis deviennent les vôtres, ses idées deviennent les vôtres, ses pensées deviennent les vôtres. Il vous guide dans votre façon de parler, de débattre et de négocier. Votre admiration vous aveugle, et l’espoir de raviver l’espoir vous enchante… Un jour, vous découvrez que vous avez eu tort, ou qu’on vous a induit en erreur. Vous vous demandez si vous étiez si naïf que vous aviez raté tous les signes d’alerte, ou que cette personne portait si bien son masque au point de vous duper, ainsi que les millions de partisans et d’admirateurs. Pour vous consoler, vous acceptez enfin de vous résoudre au fait que peut-être le temps a, tout simplement, changé cette personne … et tous vos rêves pour un monde d’égalité, de justice, d’opportunité, de paix et d’équité ne seront que rêves … une utopie qui ne pourra fleurir que dans les contes de fées et…… les discours politiques. Tout s’est effondré au cours du mois de Juillet 2014, à un endroit que personne ne veut en parler, à la plus grande prison à ciel ouvert dans le monde qui enferme une population que l’on veut enterrée dans l’oubli. Tout a basculé quand l’homme que vous pensiez connaître se tenait figé pour regarder, et parfois encourager le massacre le plus inhumain le monde aura jamais connu, quand des centaines de petits enfants innocents comme le mien et les siens ont payé de leur sang sa complicité et connivence avec leurs meurtriers. Mes yeux ont finalement perçu l’ampleur du mensonge quand j’ai passé mes soirées à pleurer les victimes qui s’empilent, alors qu’il justifiait le génocide et se moquait probablement de gens comme moi qui l’ont mis là où il est aujourd’hui. Il est Barack Obama et je resterai toujours l’imbécile qui a pu un jour croire en lui.