Category Archives: Strategy and Leadership

Case Study in Leadership: When the President Becomes the Inspector

Introduction: Governing by Surprise

What happens when a country is run like a nightly inspection tour?

In Tunisia, President Kais Saied has carved out a unique—and deeply personal—approach to leadership. He appears without notice at ministry offices, warehouses, public markets, or illegal dumping sites, often late at night. These surprise visits are broadcast through tightly controlled media coverage, with the president fully aware of the camera, microphone, and framing.

He confronts dysfunction head-on. He scolds ministers, humiliates civil servants, and speaks directly to the people, unfiltered. On the surface, it looks like moral clarity in action—an uncorrupted president holding a broken system accountable.

But dig deeper, and you find something else:
A model of leadership that is highly reactive, deeply centralized, and dangerously unsustainable.

This isn’t just about style. It’s about how a state functions—or collapses—when leadership is built on distrust, isolation, and fear.

What Looks Like Strength May Be Institutional Weakness

At first glance, Saied’s approach appeals to frustrated citizens. It taps into real anger about corruption, inefficiency, and public sector failure. People want accountability—and here’s a president willing to confront the rot directly.

But the method reveals its own dysfunction:

  • The president has to act as inspector-in-chief.
  • Institutions are clearly not trusted to self-regulate.
  • Ministers and senior officials are surprised, exposed, and often discarded.

If the top of the system doesn’t trust anyone below, then governance is no longer about leadership—it’s about surveillance.

Fear-Based Culture: Compliance Over Competence

When the risk of public shaming is high, people adapt—but not in healthy ways. Under this model:

  • Civil servants hide problems rather than solve them.
  • Ministers say what the president wants to hear, not what he needs to know.
  • Innovation and initiative are replaced with silence and self-preservation.

This is leadership by fear. And fear is a terrible long-term management tool. It creates obedience, not performance.

The Cult of the Lone Watchman

These visits have become a ritual: the president, the camera, the microphone, the reprimand. They suggest that only one person can be trusted to uphold the state. Everyone else is suspect. Even those hand-picked by the president are later discarded or scolded in public.

What emerges is not a system—it’s a cult of oversight, centered on the idea that only the leader sees clearly.

But a one-man model of governance is brittle. It does not scale. It cannot delegate. And it leaves the country vulnerable to burnout, blind spots, and breakdown.

Warning Signs of an Unsustainable Leadership Model

SymptomConsequence
Constant surprise visitsBreakdown of trust in the institutional chain of command
Public shaming of officialsCulture of fear, avoidance, and passive resistance
Media-managed moral performancesErosion of authenticity, increase in spectacle over substance
Zero delegation of responsibilityFragile governance model overly dependent on one individual
No strategic follow-throughFocus on visible reaction, not durable reform

From Action to Optics: When Governance Becomes Theater

Perhaps the most dangerous shift is this:
These visits are no longer tools of reform. They’ve become performative acts of leadership.

They offer no clear roadmap for institutional reform, no systemic solutions, no delegation of authority. Instead, they offer visual proof that the president is vigilant, and that the system cannot be trusted without him.

This isn’t leadership by vision—it’s leadership by visibility.

What True Leadership Would Look Like Instead

A sustainable leadership model would:

  • Build systems that catch problems before the president has to
  • Empower teams to act with integrity, not fear
  • Define clear KPIs, not rely on spontaneous interventions
  • Develop a culture of trust, coaching, and learning

Real leadership is judged not by how visible the president is in solving problems,
but by how little intervention is needed once institutions function on their own.

Conclusion: A Fragile Future for a Hyper-Personalized Presidency

Kais Saied’s nightly inspection model reflects more than frustration. It reflects deep isolation at the top of Tunisia’s government.
It reveals a president who trusts no one, leads through shock and fear, and has normalized personal confrontation over institutional capacity.

This is a model that may feel strong in the moment—but over time, it hollows out the state.

Leadership that cannot delegate, cannot last.


Reflection Questions for Leaders and Citizens

  • Are we building systems that work—or just reacting when they fail?
  • Are leaders trusted enough to lead—or simply feared into obedience?
  • Is our governance model sustainable—or built entirely on one person’s presence?

AUCUN LEADER – TOUT SEUL – NE POURRAIT SAUVER LA TUNISIE – SEULS LES TUNISIENS PEUVENT FAIRE CELA

La « nouvelle » Tunisie ne peut davantage s’épanouir sous la direction d’une seule personne, quelle que soit sa grandeur.

Bien que les Tunisiens aient achevé la première phase de leur transition démocratique, là où bien d’autres nations arabes ont échoué, le chemin vers les futurs radieux qu’ils se sont promis reste encore long et périlleux. Les raisons de ce progrès chancelant sont nombreuses, et dépendent toutes d’une même donnée : l’absence d’un leadership, à tous niveaux – politique, économique et même social -, au sein du gouvernement, des partis, de la société civile comme des organisations indépendantes, qui permette de concevoir, d’organiser, de rassembler, de débattre, mais également de se procurer le courage de rompre avec le passé afin de prendre les bonnes décisions.

En dépit de cette « révolution » et de quelques avancées vers la démocratie, les citoyens aussi bien que les politiques s’enlisent dans les modes de pensées et d’actions de l’avant-2011. Il semble évident que nos leaders actuels ne sont pas ceux que l’on attendait, et certainement pas ceux qui pourront nous conduire vers cette « Terre Promise » démocratique. Et nous ne pourrons, à mon avis, commencer à penser un leadership de qualité, que si nous comprenons le contexte qui a mené à la situation actuelle, déterminée par trois principaux facteurs. Qu’il nous faudra analyser et détricoter, pour ne pas continuer à nager dans la médiocrité, entre souvenir d’hier et espoirs de demain.

1. Barrières culturelles

Depuis une soixantaine d’années, nos dirigeants se contentent d’adhérer à ce que l’on appelle le « contrat social ». Ils fournissent des emplois, des aides et des services subventionnés, comme la santé, l’éducation, l’énergie ou l’alimentation, aux citoyens, qui, en retour, acceptent de leur témoigner un soupçon de loyauté, voire de l’adhésion ou même de la soumission. Voici ce qui a scellé notre coexistence et garanti le statu quo ces soixante dernières années, mais également permis aux dirigeants de ne jamais avoir à échafauder de vision globale, tenir des promesses de campagne, ou écouter  les gens et chercher les réponses à leurs questions…

Pendant soixante ans, ceux-là n’ont jamais connu la concurrence ; il leur suffisait de plaire à l’autorité supérieure, à défaut de représenter leur peuple, à qui le système éducatif n’avait de toute manière pas pris la peine d’enseigner le leadership, en tant que science humaine et sociale. Il était dès lors simple de convaincre les jeunes gens que ce leadership était une sorte de récompense pour service rendu à un supérieur. Ce qui entraina ainsi népotisme, favoritisme et corruption – à la place de la méritocratie.

Résultat : aucun de nos leaders potentiels n’a vraisemblablement  ressenti la nécessité de développer chez lui ce « bon » leadership. Ceux-là n’ont jamais su comment communiquer, développer un certain sens de l’empathie, pourtant primordial pour comprendre les attentes du peuple. Ils n’ont jamais eu à affronter des opinions contraires, construire des coalitions autour de visions communes, ce qui débouche aujourd’hui sur un leadership catastrophique.

2. Culte de la personnalité

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Notre histoire d’amour avec le concept du leader, ezza3im, prend ses racines dans les pas d’Hannibal, pour certains, du prophète Mohamed, pour d’autres ; elle a ressurgi avec la chute des empires ottoman et britannique, par la volonté de Gamal Abdel Nasser et Habib Bourguiba, qui ont grandement participé à l’unification des tribus de leur pays contre le pouvoir colonial. Pour les Tunisiens, Bourguiba reste très lié à la transformation moderniste et révolutionnaire du pays ; il demeure adoré comme « le plus grand des guerriers » (Almoujahid al Akbar), sans la bienveillance duquel toutes les transformations passées n’auraient pas pu voir le jour.

La propagation de cette idée d’ezza3im répond, à mon avis, à trois facteurs. Premièrement, après 2011, le traitement du fait politique, dans les médias, est devenu de plus en plus « personnalisé » et « sponsorisé », présentant les opinions de nos dirigeants comme émanant d’individus et non d’une idéologie ou réflexion  collective. De même, l’absence d’arguments politiques solides, fondés sur des principes idéologiques non moins robustes, a poussé les médias et le public à faire du politique une « vedette » de télévision.

Ce qui, deuxièmement, ajouté à l’absence de système multipartite, a également conduit à une atmosphère de « one-man-show » en politique, tout homme politique recherchant une attention supplémentaire devant travailler dur pour tenir la concurrence à distance.

Le troisième facteur qui alimente l’ezza3im est relativement nouveau en politique, puisqu’il s’agit de l’utilisation accrue des réseaux sociaux. L’interaction entre les leaders et leurs « adeptes », sur ces médias digitaux, crée ce que les psychologues et sociologues appellent des « interactions parasociales », où le citoyen s’extasie devant l’image héroïque du leader, comme s’il était un personnage d’Hollywood ou de jeu vidéo. Interactions qui ont malheureusement permis de passer d’une politique des idées à une politique de la présence, conduisant ainsi à l’admiration d’un personnage leader, ou ezza3im.

3. La grandeur et le droit

Troisièmement, et probablement la maladie la plus incurable dans ce pays, l’illusion de grandeur et de droit. Beaucoup de nos dirigeants, passés et présents, ont trébuché sur la fine ligne existant entre confiance excessive et ego gonflé à bloc. Problème : les gouvernants narcissiques sont généralement à la recherche de l’argent ou du pouvoir, voire des deux, et ne s’intéressent pas au bien-être des gens qu’ils sont censés représenter.

Notre courte histoire en tant que nation nous a montré que les politiciens exercent beaucoup plus de pouvoir et de contrôle que le citoyen moyen. Le pouvoir qu’ils acquièrent par le biais de positions politiques leur donne toutes sortes d’occasions (manifestement contraires à l’éthique et parfois illégales) d’augmenter considérablement leur capital financier et leurs biens par le biais de transactions contraires à l’éthique. Pour beaucoup d’entre eux (et ici, comme ailleurs, je résisterai à la tentation de citer des noms) leur appétit pour les richesses matérielles peut être insatiable.

Autre trait commun chez les dirigeants politiques : la déconnexion du monde réel, qui les pousse à croire qu’ils ont toujours plus de droits. Il n’est donc pas surprenant que tant de politiciens pensent en quelque sorte qu’ils « méritent » de changer le système en leur faveur. Après tout, de leur point de vue égoïste, n’est-ce pas à cela que sert le système ?

Nouveau contrat social

Il reste encore beaucoup de travail à effectuer avant de pouvoir assister à l’émergence du leadership dont nous avons besoin dans ce nouvel environnement. La Tunisie n’est pas une île isolée. Nous appartenons à un monde interconnecté et en évolution rapide. La mondialisation bat son plein. Nous vivons dans un monde qui n’a jamais été aussi proche et, dans le même temps, aussi divisé. Diriger une nation exige de nouvelles compétences jamais vues auparavant. Les générations actuelles et futures représentent de nouveaux défis pour tous les systèmes classiques. Ils sont dotés de technologies de communication qui facilitent la détection de l’incompétence, du manque de transparence et de la gouvernance. Ces changements ont remodelé la perception qu’ont les citoyens de ce qu’ils doivent à leurs dirigeants et de ce à quoi ils peuvent s’attendre en retour.

La relation entre les dirigeants politiques tunisiens et les citoyens a évolué vers la nécessité d’un nouveau contrat social. L’évolution du paradigme socio-économique s’est accompagnée de nouvelles caractéristiques et exigences en matière de réussite du leadership. Malheureusement, les élus et membres des partis politiques semblent avoir raté ce mouvement de bascule, ou l’avoir simplement ignoré. Le problème, c’est qu’un leader qui n’a pas passé suffisamment de temps au sein des différents segments de la société, qui n’a pas partagé sa douleur, ses hauts et ses bas et ses rêves, ne peut être un bon représentant.

Les 3 facteurs mentionnés ci-dessus constituent des obstacles qui empêchent le leader d’être en connexion avec les masses. Nos dirigeants politiques n’ont aucune empathie. L’empathie vient du contact et de la diversité. Beaucoup y voient une faiblesse, mais ils ne pourraient pas se tromper davantage. C’est par l’empathie que vous développez une excellente capacité d’écoute. C’est par l’empathie que vous comprenez le sens de la dignité. C’est par l’empathie que vous ressentez les injustices quotidiennes. Et c’est par l’empathie que vous pouvez devenir un grand communiquant.

Je me souviens d’avoir recommandé à plusieurs chefs de parti d’aller passer quelques jours avec les masses et de s’éloigner de leur environnement luxueux et leur zone de confort. Rien n’établit la confiance mieux et plus rapidement que de partager le temps et l’espace, de débattre et de réfléchir avec ceux que vous êtes censés représenter. Car les grands leaders sont des unificateurs, pas des diviseurs. Ils trouvent leur force dans l’unité tout en capitalisant sur la diversité. Nos dirigeants politiques craignent ce qu’ils ne comprennent pas et réfutent ceux qui pensent différemment. Ce que George W. Bush a dit un jour en 2001 prend tout son sens en Tunisie en 2018  : « Si vous n’êtes pas avec nous, alors vous êtes contre nous ».

Leadership collectif

Cette « nouvelle » Tunisie, éminemment complexe, ne peut davantage s’épanouir sous la direction d’une seule personne, quelle que soit sa grandeur. Le concept d’ezza3im n’est plus applicable. Avec la volatilité et la complexité actuelles de notre société et du système politique, ni Bourguiba, ni Gandhi, ni Mandela n’auraient de facilité à diriger ce pays aujourd’hui. Ce dont la Tunisie a besoin, à l’heure actuelle ? De nombreux dirigeants dans tout le pays, dans toutes les régions, dans toutes les villes, mais également dans toutes les écoles, toutes les universités, et toutes les associations. La volonté de changer collectivement doit être la réponse. La complexité du nouveau paysage politique exige un environnement de collaboration, où les forces et l’expertise de plusieurs niveaux de leadership contribuent à la santé et à la croissance de notre pays.

La tâche, comme il convient de le reconnaitre, est ardue. Surtout pour une nation et un peuple comme les nôtres, parce qu’elle exige une plus grande participation et un plus grand engagement de la part de tous les citoyens. Nos compatriotes doivent faire un effort concerté de conscience de soi et se rendre compte que le succès et l’échec de notre nation commencent et se terminent par eux, et non par l’individu ou les individus qui dirigent la nation. Nous ne pouvons plus fermer les yeux, payer des pots-de-vin, vendre des produits subventionnés à l’étranger, frauder nos impôts, ne pas payer nos amendes et nos factures, et nous attendre à ce que nos dirigeants brandissent la baguette magique et deviennent de super héros. Le leadership collectif signifie aussi que les citoyens respectent les principes fondamentaux de la démocratie – le vote. Le leadership collaboratif mène à un gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple.

La nouvelle conception du leadership collectif commence inévitablement par l’engagement d’un pays à favoriser une collaboration fructueuse à la maison, à l’école et dans le milieu professionnel. Seul moyen d’inciter les gens à travailler main dans la main vers une vision commune. Ce qui ne se fera pas en un claquement de doigt : ce projet de leadership concerté prendra des années à s’instiller dans l’esprit collectif. Mais ne pas investir dedans dès à présent serait une autre erreur (collective), dont le prix à payer pourrait être insurmontable.

 

Lotfi Saibi

Une Démocratie aux Enchères

“Les hommes d’affaires sont-ils les bienvenus en politique?” Telle est la question en vogue ces temps-ci,  suffit-il de savoir gérer son entreprise pour garantir son succès dans la vie politique?

L’histoire regorge  d’exemples d’hommes et de femmes d’affaires qui ont réussi, à divers degrés de succès, leur  transition en politiciens. Nombreux sont ceux qui pensent que les “stars” du monde de business sont les mieux  équipés pour percer dans le monde de la politique, car ils sont généralement  des visionnaires et de fins stratèges qui savent comment accomplir les objectifs qu’ils se fixent.

Politics on crossword

D’autres persistent à croire que le succès au “marché” ne  qualifie pas automatiquement pour le service public  car il s’agit d’une “entreprise” totalement différente, avec des objectifs différents et des valeurs différentes, ils soutiennent que le talent qu’ont certains pour  développer des entreprises privées et faire de gros profits n’est pas exactement celui requis pour courtiser les électeurs ou gérer  leurs besoins.

Il est clair que les qualités de leadership requises pour un “businessmen” et un politicien sont presque identiques. Si on se veut protagoniste dans l’un de ces deux mondes,  l’intégrité, la sincérité, le courage, le charisme, les compétences d’analyse et de communication  sont des facteurs clés de réussite.

Ce n’est qu’en parlant des valeurs et des principes intrinsèques à chacun de ces deux terrains que le litige pointe son nez. En effet, les valeurs qui animent  un homme d’affaires pour  réussir  sa carrière n’ont rien à voir avec celles qui guident un politicien “digne de son titre”. Un homme d’affaires peut choisir son champ de bataille en fonction de son expertise, de son capital d’investissement ou des conditions du marché; un homme politique n’a pas ce luxe, il ne peut que faire face aux  problèmes et besoins de ses électeurs, qui diffèrent des siens, compte tenu du statut socio-économique qui les séparent. Un homme d’affaires peut choisir ses employés, ceux qui lui ressemblent et partagent ses idéaux; un politicien n’aura pas une telle chance car ses interlocuteurs ne seront ni  clients ni  employés; ils le suivront de leur propre gré, une fois qu’ils aient été convaincus par ses valeurs, sa vision, son engagement et sa détermination. Un homme d’affaires définit son succès par les profits et la valeur actionnariale; tandis qu’un politicien voit sa réussite dans sa capacité d’aider les gens, d’améliorer leur vie,  de maintenir des services et une administration efficace, même en l’absence d’argent.

En ce qui me concerne, je n’arrive pas à formuler une position solide dans ce débat, et au risque de décevoir certains, je trouve que la vraie question est ailleurs: Qu’est-ce qui motive certains hommes d’affaires à quitter leur domaine de prédilection, là où ils ont fait leurs preuves et leurs fortunes, pour s’aventurer dans une vie politique ingrate et truffées de terrains minés?
Mis à part la réponse évidente de l’ego, il faudrait se demander si ces hommes d’affaires ne se présentent au pouvoir que pour façonner des politiques publiques qui aident…les affaires. Le danger réel, à mon sens, n’est pas les hommes d’affaires convertis à la politique, mais c’est plutôt la faiblesse des institutions qui permettent de surveiller la fidélité des politiciens aux promesses de leurs campagnes et de délimiter leurs responsabilités devant leurs électeurs. Dans les démocraties solides et matures, ces instances de régulation et de surveillance sont fortes, elles permettent de garder à l’œil tout politicien; qu’il soit homme d’affaires ou pas,  afin de limiter ses chances d’influencer les politiques publiques dans un sens qui ne répond pas aux aspirations de ses électeurs. Ce qu’on note dans ces démocraties que les “businessmen” ne se bousculent pour accéder à l’arène politique. En revanche, lorsque ces institutions sont faibles, comme c’est généralement le cas dans les démocraties immatures telle que la Tunisie, servir le peuple peut s’avérer très lucratif, et personne ne peut blâmer ce peuple s’il remet en question les vraies intentions de ces hommes d’affaires ou des  partis qu’ils représentent.

Three years later Arabs wake up to social not political changes

When political powers crumble, they leave behind a void. That void is often filled with institutions that are counter to our values as civil societies. Why you might ask? I say because they are the ones that instituted the laws favorable to their existence, and counter to ours. Why and how it happens is often the subject of many social studies. Let us simplify matters and look at the current situation post revolution in Tunisia and Egypt. We have helped in the destruction of the old regimes. And since destruction is also creation, the methods we use today in this creation will determine what kind of world arises from the rubble. This is where it gets really interesting. Our struggle has been mostly political, and then it lost steam…This is the danger we face.
Political revolutions simply deliver concentrated power into the hands of a few, rather than dispersing it. We need to understand that political change originates from social conditions rather than the other way. In that sense, WE NEED A SOCIAL REVOLUTION – a change in the way we think about ourselves and others, and the way we act towards one another.
Tunisians, on the most part, need to to begin thinking of the community and not the individual. If we lose faith in the sense of communicty and continue on the path of only our own interests, our community, that is Tunisia, will disappear. Think of how you approach others in your day to day activities. Do you approach people with a smile and a helping mind-set, or do you cut people off in intersections, and pay no attentions to pedestrians on the road, even if you are on the way to nowhere?
Values are social tools to guide us in our lives. We, the people, invent them, not nature or God. We eliminate them if they do not serve our needs. We must, therefore, eliminate all the tools we inherited in the last 5 decades, and adopt new values, conducive for a society moving, together, towards greatness. We need true REVOLUTIONARY acts in how we behave at work, at home, at school, in the street, and within ourselves.
When we act civilly towards one another, we strike a true blow to authority. When we make our own communities and help each other, we strike a blow to big government hegemony, when we educate our children at home and not rely on old decrepit educational systems run by very old politicians, we strike fear in mind-controlling power hungry freaks, and we respect one another in public places, respect our street and our beaches, we are saying to the world, come and see us. When we respect others’ opinions’ of speech and right of expression and religion, we are saying Tunisia is the place to be.
When we make our own music, instead of itunes downloads, make our own bread, create our own comfort zones, we strike at the heart of Multi-National Companies. We embrace our culture, and express our sense of being and freedom to be who we are, we participate in the transformation of our world, that is TUNISIA.
REVOLUTIONS begin inside our minds, not just in the street, cafes, and government halls.

Faites entrer l’accusé!

 

Le blâme parfume notre quotidien, et pas seulement en politique, mais dans le monde des affaires, à l’école, et même à la maison entre mari et femme. C’est un « pilier » de la scène politique et publique.

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Les exemples sont  multiples et tellement courants, qu’on ne se rend même pas compte de l’ampleur du phénomène : Quand un enfant échoue à l’école, c’est le système scolaire qu’on tacle de tous les noms. Quand une relation personnelle va mal, c’est le partenaire qui en est responsable.  Quand on perd son emploi, c’est le patron qui porte le chapeau. Quand une entreprise fait faillite pour mauvaise gestion, c’est l’environnement économique qu’on maudit. Quand un politicien perd une élection, c’est l’adversaire qui a dû tricher.

En Tunisie, s’amuser à se renvoyer le « ballon du blâme » semble, en effet, être une pratique socialement acceptable. C’est une contagion qui se répand de génération en génération, motivée par l’amplification  des égos refusant l’embarras de l’échec.

Un regard bref sur les archives des médias  Tunisiens au cours des trois dernières années, nous permettra de définir « avec  précision » ceux qui occupent le banc des accusés, responsables des différentes crises qu’a connues le pays:  Les Américains, les Qataris et les Saoudiens, le FMI, la Banque mondiale, Moody et standard and Poor’s, et la liste est encore plus garnie. Ils sont coupables de tous les maux du  pays, y compris la situation financière et économique. Nos politiques, notre leadership et nos citoyens sont indemnes de toute responsabilité : Nous sommes innocents de tout ce qui peut nous arriver. Ce sont toujours les autres « mauvais gars » qui doivent être maudits.

Durant 3 ans de « Transition Démocratique »,  les dirigeants politiques et les hauts fonctionnaires de l’état ont systématiquement refusé de prendre acte de leurs échecs. Jusqu’à présent, aucun chef de parti politique n’a volontairement pris la responsabilité d’une défaite électorale colossale et a démissionné. Aucun ministre n’a volontairement cédé son poste en assumant une défaillance de gouvernance, pourtant dieu sait combien de ministère souffre le martyre à cause d’une incompétence profonde de gestion.

Le « Ballon du Blâme » est devenu la stratégie en vogue de la politique tunisienne,  peut-être parce que l’électorat n’est pas assez astucieux pour entrevoir les manœuvres de ce jeu, ou pas assez informé pour pouvoir départager les responsabilités et accuser les vrais coupables. Mais que ce soit par manque d’éveil ou manque de transparence,  jouer au « Ballon du blâme » est désormais devenue une pratique socialement acceptable, et même médiatiquement souhaitable. En somme, plus la partie attisera « les applaudissements » de ceux qui la regardent, plus  les partis politiques useront de ce jeu comme outil de politique politicienne, conduisant finalement à une démocratie tarée et une gouvernance délabrée.

Imaginons une seconde que l’opposition et ses députés avaient mené une « vraie » campagne d’information et de communication directe avec leurs électeurs dès le 1er jour. Imaginons une seconde que la Troïka avait eu recours à la technologie déjà en place pour communiquer sur le degré d’avancement des projets de développement régional, les dépenses du gouvernement ou encore le manque de liquidité. Imaginons une seconde que les informations sur la vraie nature des terroristes étaient disponibles au public immédiatement dès qu’elles étaient recueillis. Ne pensez-vous pas que cela nous aurait évité   cet échange d’accusations ridicule auquel se livrent nos politiques actuellement et  qui risque de  trainer le pays à l’abîme ?

Malheureusement, et malgré les cycles interminables de ce jeu du blâme, il n’y a  pratiquement aucune  diligence pour atténuer l’ampleur du phénomène. Plus grave encore il n’existe aucune preuve que l’électorat rejette ce « Show » ennuyeux,  il n’y a  qu’à voir l’audimat des émissions télé épinglant l’opposition et la troïka.

Il est clair que nous avons besoin d’une cure  d’autocritique constructive, nous avons besoin d’une prise de conscience générale, nous avons besoin d’une vraie transparence pour  ce qui est gouvernance de l’État  ou encore processus judiciaire.  Mais par-dessus tout,  nous avons besoin de remettre à l’ordre du jour la notion de la « responsabilité ».

L’engrenage d’Ennahdha

 

D’une part, Ghannouchi passe (ou fait semblant de passer)  par une phase  de  « super-communicant »,  qui parle à qui veut bien  l’entendre et se fait photographier à volonté. En politique, cela s’appelle « La posture ».  Cela sert  strictement  à créer un récit pour ses alliés étrangers afin de mieux se  positionner. Ghannouchi et  derrière lui son parti, ont besoin dapparaître ouverts à des relations courtoises avec les principaux acteurs politiques sur la scène tunisienne, ils ont besoin de propager  l’idée du compromis et d’inclusion.

D’autre part, ses lieutenants se sont engagés dans une série de menaces et de discours antagonistes. Ils prétendent qu’ils n’ont pas peur des manifestations anti-gouvernements parce qu’ils ont la légitimité des urnes de leur côté. Ils parlent de vengeance de tous ceux qui s’opposent à la « légitimité sacrée » d’Ennahdha et de sang dans les rues. Ils ont appuyé des tueurs connus, comme les LPR et les groupes salafistes djihadistes. Tout cela transpire le désespoir, pire encore cela rappelle le scénario Égyptien.

Au bout de  moins de 2 ans, Ennahdha a brillamment réussi à détruire l’économie, en ignorant les vrais problèmes, et à affaibli la sécurité interne  de la nation, ainsi que la sécurité de nos frontières, ce qui a découragé les investissements étrangers. En outre, ils ont accablé ce peuple et plusieurs de ses générations futures, de la dette internationale en sapant davantage son pouvoir d’achat. En un mot, il s’agit d’une forme délibérée de destruction de la dignité et de la volonté d’une nation.

 

Deux ans après les premières élections libres du pays, il est clair que bâtir une société réellement démocratique n’a jamais été le plan du parti au pouvoir. Cela s’explique parfaitement bien en analysant les dessous du discours qu’ils adressaient à leurs alliés islamistes et à leur base radicale : La démocratie des urnes était le moyen pour atteindre le pouvoir et se l’accaparer, mais certainement pas une voie de restauration de l’état.

La vérité est que Nahdha et ses dirigeants sont pétrifiés, car les seuls véritables alliés qu’ils se sont gardés sont des mercenaires qui continuent à s’accrocher  en espérant des postes gouvernementaux ou des rançons ou même les deux. Leur terreur est d’autant plus intense que  ce qui se passe en Egypte va à l’encontre de leur désir. Car plus les frères de l’Égypte tombent, plus les Nahdhaouis de la Tunisie s’enfoncent, au moins en termes d’opinion publique internationale

 

N’importe quel lâche peut s’engager dans une campagne de destruction, c’est tout ce qu’il y a de plus facile, mais il faut un vrai patriote pour engager une bataille de construction et de restauration de la dignité perdue pendant les années de Ben Ali.

Et indépendamment de la solution qu’on va trouver à la crise actuelle, et du positionnement des islamistes tunisiens à son issue, l’histoire retiendra qu’ils ont assassiné un rêve, pillé une révolution, et volé l’avenir de toute une nation.

Open letter to President Obama

Mr. Barak Obama

President of United States of America

1600 Pennsylvania Ave NW, Washington, DC 20500, United States

June 17, 2013

Dear Sir.

The September 11, 2001 terrorist attacks were a history changing event for the USA and the world. Since, hundreds of billions of American tax payers’ money wasted, thousands of people on both sides have died and lives of millions have permanently changed.

As such, the US armed forces, under your presidency and that of your predecessor have spent nearly 10 years searching for the cold blooded killers, but eventually narrowed their search to Osama Bin Laden. The notorious Islamic terrorist was the master mind of most attacks against the US and its allies, including some Muslim countries. The whole world was behind you and supported your efforts.

It has since been alleged, that the CIA and US military intelligence actually recruited and trained OBL and some of his associates to counter the Soviet invasion of Afghanistan, a costly strategic error and a black eye to American Foreign policy, if proven to be true.

History is proving once again not to be a good teacher to foreign affairs advisors within your cabinet relating to arming and training of known killers. It seems to me, sir that you are in the process of making the same mistake again in countries of the Arab spring by providing support in all its forms to “moderate Islamists” to gain power and remain steadfast by their side even as they show the world their true intentions in the months following their elections: terror, marginalization of those opposed to them, killings, arms dealings, spread of hunger and the killing of dreams, kidnappings, widespread corruption, and political assassinations of opposition figures.

You have decided to look the other way at the atrocities committed in the name of radical Islam in that region, because for the time being you have decided these killers serve the geopolitical strategies of the US. You are carrying military strikes against terrorists in Yemen and Mali, yet you are financing and providing logistics to the same people in countries like Syria, and I suspect Egypt, Libya and Tunisia (have you forgotten a murdered US ambassor in Ben Ghazi and a torched US embassy in Tunis).

What you seem to have forgotten is that these terrorists will take your arms, your money, and your consultations to get to power using all means, even elections, only to turn against you and their own people, the day they no longer need you, they will all become OBL. You can be assured of that Mr. President

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We ask that you curb any and all assistance to known killers and consider the pain and suffering you are indirectly inflicting on others.

Where are the values and dignity you so often speak about? We hope they do not apply exclusively to US citizens. Most of the buried in the Arlington National Cemetery not far from the White House would not want you to support known terrorists, in the name of geopolitics and “national interest”. History will not forgive you for repeating the same mistake.

Lastly, as you often quote Thomas Jefferson, one that seems to have eluded you is the one I often remember the most “equal and exact justice to all men, of whatever state or persuasion, religious or political”

Lotfi Saibi, a concerned citizen and peace loving Tunisian

Leadership Locomotove theory

Today, Salafist leaders have called for a large march in front of the US embassy in Tunis to express their displeasure with the amateur YouTube movie depicting the prophet Mohamed saws and Islam in a negative way. Preventing them from organizing and peacefully demonstrating would be against everything we have been fighting for – freedom of expression and assembly. I assume they will gather and chant and burn flags and then run home to their Facebook accounts, wearing their Chinese made imitation Nike shoes, and drinking their American made sodas.

What if things turn really ugly? What if this march ends in tear gas, violent exchanges between demonstrators and police, flag burning, or maybe even an attempt to breach the embassy compound leading to live bullets and may be extreme violence like in Libya, Egypt, or Yemen?

Will we hear the usual rhetoric form civic and political leaders? Will we hear our president or prime minister apologize to the Americans for such barbaric acts of a “small group of religious extremists”? Will we hear condemnations blah blah blah.

What we will not hear any leader, Tunisian or Arab for that matter, is to tell the citizen of his country they are a bunch of hypocrites, that they are responsible for how the world views them, that they should be responsible for their own actions. That we cannot hold a country like the US responsible for the acts of a citizen who chose to express his views, however sick they are, when we are fighting for the same liberties in our own countries.

What Tunisian leader today is courageous enough and willing to pay such political price, at a time of electorate battle, and look his people in the eye and tell them what hurts, instead of what they want to hear? Such leadership does not yet exist, and it is exactly what our nation, and the Arab nation needs to survive, with dignity.

Le vrai ennemi du citoyen Tunisien – sa citoyenneté

«Nous avons rencontré l’ennemi et l’ennemi, c’est nous” dixit Pogo.
Aujourd’hui, je ressens la même chose que Pogo. Je pense que nous sommes entrain de nous battre et les uns contre les autres. Nous sommes devenus l’ennemi numéro un de la Tunisie et le plus grand obstacle à sa réussite.
Nous avons oublié comment être critique face à nous-mêmes et reconnaître nos faiblesses. Pourtant c’est le seul moyen d’être de meilleurs citoyens.

Nous avons renoncé à toute critique constructive de peur que notre critique ne soit considérer comme trop sévère et que nous nous retrouvions isolés. Nous sommes devenus une société polarisée qui sacralise la pensée de groupe au détriment de la pensée individuelle.
Je pense que le pire ennemi que nous devrons vaincre n’est pas un parti politique soutenant une idéologie qui nous est étrangère ni des radicaux extrémistes qui veulent gangrener notre pays encore moins une puissance militaire envahissante; notre pire ennemi c’est nous-mêmes. Nous, le peuple de la Tunisie, qui autrefois étaient fières d’être juste Tunisiens , qui partageaient la joie des victoires de nos équipes sportives ainsi que la peine de leurs défaites, nous sommes ce peuple qui s’est toujours retrouvé soudé l’autre lorsqu’il s’agit de maladies ou de catastrophes naturelles, qui savait regarder au-delà du sifsari ou la Malya,de la jebba et du Kabbous , de la mini jupe et des jeans serrés. Certains d’entre nous ont choisi d’aller à la prière, d’autres de se diriger vers le bar du coin, chacun pensait pour lui et ne se préoccupait pas des choix de son voisin.
Nous voulons tous quelque chose, mais très peu sont prêts à donner. Nous pensons trop à nous-même et très peu aux autres. Nous voulons tous nos droits, mais on ne parle jamais de nos ..RESPONSABILITÉS.
Lorsque le jeune respecterait le vieux, l’élève valoriserait son professeur, quand les lois seraient respectées, nous n’aurions pas d’ennemi parce que nous serions une seule entité solide. Personne ne peut vaincre une société unie.
Aujourd’hui, hélas nous nous sommes permis d’être facilement brisés en mille morceaux. Nous sommes devenus nos propres pires ennemis.On a sacrifié notre civilité en croyant que nous nous débarrassons de notre faiblesse, mais nous avons oublié qu’une société sans civilité est une société brisée.

TUNISIA – WILL IT BE CIVIL WAR

By its inaction to the latest violent maneuvers of the Salafist, the government has done two things: embolden the violent radical Islamists wing, and serve notice to the rest of the people that they either give up their demands or they will have to dealt with, violently. The longer the government keeps ignoring these events, the bolder the radical salafistes would become, causing a need for hired security or armed self defense groups.

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If any violence is allowed to last more than 48 hours, turning into armed skirmishes, it will open the doors for many underground groups to emerge and join the fight. Citizens  would feel the need for armed protection especially once the military proves to be unequal to the task of protecting the borders, the country, and the citizens in it.

It is alleged that such groups, militarized and ideologically armed, are training and preparing for such an inevitable date with destiny.

The fight will be long and violent. When you combine well financed extremist religious and radical elements with hundreds of thousands of marginalized poor and lower middle class people, an elite middle class that sees its way of living threatened, and a government that is unable and unwilling to act righteously, you have the making of an inevitable explosive mix, usually called a civil war.

For the first time in their short history, Tunisians know what it means to be a hostage in your own homes. They are hostages of a political and social tensions and religious radicalization. Police are either not willing or unable to intervene partly due to lack of clear guidelines or ineptitude on the part of the ministry of the Interior.

It is then no surprise to hear of neighborhood groups forming to monitor and safeguard against the “Salafist police” who are “cleaning” the streets of bars serving alcoholic drinks or women in unacceptable summer clothing as declared by the founder of the religious police, a legally licensed group, Adel Ilimi “We reject any spectacle that offends Islam and Muslims, any spectacle that opposes the morals of Muslims, especially if it is in the street or in a public place,”

Such possibility reminds us of early days of post war Iraq, Lebanon in the late seventies, Niger, and Soudan. Such countries were manipulated from the inside as well from the outside, just as our government and our radical elements are. Whether the money and the strategies are coming from the East or the West is not important. What is important is that Tunisia, as we know it, will seize to exist.

At the end, I hope this scenario is just a figment of my imagination. Nonetheless, it should be the concern of political, social, intellectual, and economic opposition leaders. Secular religious leaders, parents, and educational leaders should focus the debate on tolerance and acceptance.