This is how you kill a country

There are many types of killers throughout the world and throughout history.
There are the master mind killers like Charles Mason, Idi Amin, and Adolph Hitler. There are those who strap themselves with explosives and go about killing innocent people, like that of September 11, 2001, or more recently the Boston Marathon. And finally, there are those who, many would argue are more dangerous and more cunning – they are the killer-politician-leaders, and they come in two flavors.
The first go about shaking hands and kissing babies to reach ultimate power. They transition from baby kissers to baby killers, all in the name of national security and self-preservation such as Israeli Prime ministers, Saddam Hussein in declaring war against Iran, Milosevic and his ethnic cleansing campaign against Muslims.
The second are those who never hold a gun, never make a military decision, and never sign a war act. They are presidents, parliamentarians, and ministers who make strategic economic and social decisions that do not necessarily kill people, but their hopes and aspirations.
What we are witnessing today in Tunisia is a sort of a mass killings, but not the kind that requires burials of bodies, rather burials of hopes and dreams….this is how to kill a country

Comment Tuer un peuple


Tout au long de l’histoire, l’humanité a été victime de plusieurs types de tueurs à travers le monde.
Il ya des tueurs « psychopathes » qui se délectent d’exterminer le genre humain comme Charles Mason, Idi Amin, et Adolph Hitler. Il ya ceux qui se chargent d’explosifs pour aller tuer des personnes innocentes, comme au 11 Septembre 2001, ou plus récemment au marathon de Boston. Et enfin, il ya ceux que certains qualifient des plus dangereux et plus rusés, il s’agit des tueurs qui se cachent sous le cap de leaders politiques, et on en distingue 2 types :
Le premier garde son masque de « leader populaire » en distribuant ses sourires à qui veut bien les apprécier, en serrant la main a qui veut bien la lui tendre et ce jusqu’à atteindre la puissance ultime. Le personnage paternel qui se réjouissait de marquer ses bisous sur les fronts des bébés se transformait, au nom de la sécurité nationale et l’instinct de l’autoprotection, en tueurs de bébés. On n’a qu’a se rappeler des premiers ministres israéliens, de Saddam Hussein en déclarant la guerre contre l’Iran, de Milosevic et sa campagne d’extermination ethnique contre les musulmans, et la liste est encore longue pleine de pleurs et de sang .
Le second type comprend des politiciens qui n’ont jamais tenu une arme à feu, qui n’ont jamais pris une décision militaire, et n’ont jamais signé un acte de guerre. Ils sont présidents, députés et ministres, qui prennent des décisions stratégiques économiques et sociales qui, certes, n’ôtent pas la vie aux gens, mais tuent leurs espoirs et leurs aspirations.
Ce que nous vivons aujourd’hui en Tunisie est une sorte de meurtre de masse, mais pas le genre qui nécessite des charniers, mais plutôt l’enterrement de l’espoir et des rêves …. C’est comme ca qu’on tue un pays !

Quelles sont les armes de destruction massive de l’année 2013?

L’histoire se répète-elle aux Etats Unis d’Amérique?

Par les temps qui courent, et grâce à internet et à l’accès facile à l’information, on ne pourrait pas se plaindre d’une pénurie des adeptes de la  théorie du complot, qui lancent leurs « certitudes » à qui veut bien les croire.  boston police

Les derniers événements du marathon de Boston nous ramènent près de 12 ans en arrière, à 2001. Que vous croyez que les attaques du 11/9 étaient l’œuvre d’Al Qaida ou étaient juste une manœuvre machiavélique  afin détourner l’opinion publique mondiale ainsi que les chars et les missiles américains contre l’Irak, cela importe peu. Le plus important est que cela a donné lieu à une guerre de 10 ans dont personne n’en voulait à l’exception de Bush, Cheney et leurs acolytes, une guerre dont les séquelles financières et humaines seront marquées à jamais, une guerre qui a divisé des nations entières probablement pour toujours. La machine infernale qui s’appelle la manipulation médiatique s’était mise à travailler, en échange de millions de dollars de contrats, pour créer l’ennemi de la nation,  le monstre qui squatte cette terre  à l’autre bout du monde. Cette guerre a servi les intérêts de plusieurs personnes et organisations, alors qu’elle a presque détruit un pays riche en histoire et en culture, en mettant les  arabes musulmans dans le tourbillon d’une bataille sans fin  qui les oppose les uns contre les autres.

On nous dit aujourd’hui que les terroristes responsables de l’attentat de Boston étaient frères d’origine tchétchène qui ont immigré aux Etats-Unis en 2003, ils ont demandé et obtenu l’asile. Dix ans plus tard, pour des raisons encore inconnues, ils ont décidé de faire exploser des innocents lors d’une journée qui a longtemps marqué l’histoire de la région de Boston. Si, en fait, ces deux jeunes hommes étaient responsables de ces crimes horribles, j’espère qu’ils porteront tout le poids du système judiciaire.suspects
Mais là où je commence à douter de la sincérité des nouvelles publiées et, par extension, de la séquence des événements, c’est quand presque chaque publication met l’accent sur le fait que ces deux personnes sont d’origine musulmane, que l’un d’entre eux prie et avait dans sa possession un livre de prière, et qu’il était devenu un chiite. Tout peut être vrai, tous les détails peuvent être pertinents pour l’enquête, mais pas pour ceux qui cherchent à en faire une affaire politique.

Que pourrait cacher cet agenda politique, si toutefois il existe? Serait-ce la loi controversée sur l’immigration que défend Obama? Ou serait-ce la nouvelle loi sur le contrôle des armes à feu qui a été rejetée, même si 90% étaient en faveur de son adoption? Quelles seront les armes de destruction massive de l’année 2013?

Women under attack, children too

Violence against women in Tunisia has taken on a new dimension and has become a national dilemma that must be condemned and acted upon by the authorities and by society as a whole. Sadly, and based on well documented cases, our government tends to regard violence against women largely as a private matter between individuals, and not as a pervasive human rights problem requiring State intervention.

Violence against women takes a dismaying variety of forms, from domestic abuse and rape to child marriages and may be soon, female circumcision. All are violations of the most fundamental human rights.

It is true that violence, in all its forms, existed under the previous regime of Ben Ali, but was kept away from the television screens and the front pages of newspapers. It is also true that due to access to social media and relative freedom of the media, we have become more aware of the extent of this social disease.

I do believe that we are witnessing a frightening phenomenon due to some of men’s newly found attitudes towards women, fueled by ignorance and lack of sensitivity. Furthermore, I believe some of these attitudes towards women are organically homegrown, fed by extremist religious views imported by preachers and religious peddlers. It may also be lack of respect, empathy and total disregard for basic human rights, led by a makeshift government that has done everything in its power, except protect women and children.

As I read about the rape of a young girl in day care in La Marsa, a handicapped little child, and a female dancer in Sousse,  I am of the opinion of the existence of hundreds many more cases that go unnoticed in other parts of the country. Many little girls go to sleep frightened of males they are supposed to love, and wives terrified of being sexually attacked by drunken husbands.

We must press for immediate legal action against those who perpetrate organized violence against children and women. I am especially sad of the little attention these cases received from civil society today as a march was organized in front of the ministry of women.

Our elected officials in the ANC must implement national legislation to end violence against women and children. We must, as a “civilized” society, immediately move to organize shelters, legal aid and other services for girls and women at risk, and counseling and rehabilitation for perpetrators.

Qui protège nos femmes et nos enfants ?

La violence contre les femmes en Tunisie a pris une nouvelle dimension pour devenir un dilemme national. Elle doit être condamnée par les autorités et par la société entière.
Malheureusement, et me basant sur des sources sérieuses, il semblerait que notre gouvernement tende à penser que la violence faite aux femmes est un sujet privé, entre individus et non un problème relevant des droits de l’homme et exigeant une intervention de l’Etat.beatenwoman

 

 

 

 
La violence faite aux femmes prend des formes très différentes, de la violence conjugale au viol, au mariage des enfants et peut-être bientôt même à l’excision. Chacune de ces formes est une violation des Droits de l’Homme les plus fondamentaux.
Il est vrai que, sous le régime de Ben Ali, la violence existait déjà, maintenue à l’écart des télévisions et des « unes » des journaux. Il est également vrai qu’avec l’avènement des médias sociaux, et la nouvelle liberté des medias, nous sommes devenus plus conscient de l’étendue de cette plaie sociale.
Je crois vraiment que l’émergence de ce phénomène effroyable est liée à certaines nouvelles attitudes masculines vis-à-vis des femmes, renforcées par l’ignorance et le manque de sensibilité ; des attitudes résultant d’un phénomène endogène, encouragé par les prêcheurs et charlatans venus d’ailleurs. Enfin ces attitudes sont le résultat d’une négligence totale, d’un manque d’empathie et de respect des droits de l’homme les plus basiques de la part d’un gouvernement de fortune qui aura tout fait sauf protéger les femmes et les enfants.
En lisant les articles sur le viol d’une enfant en crèche à La Marsa, une petite enfant handicapée, et d’une danseuse à Sousse, je suis certain qu’il existe des centaines d’autres cas dans toutes les régions du pays et dont nous n’entendons jamais parler : des centaines de petites filles qui s’endorment terrorisées par des hommes qu’elles sont censées aimer, des centaines d’épouses terrifiées d’être abusées sexuellement par leurs époux en état d’ébriété.
Nous devons exiger que la justice sévisse immédiatement contre ceux qui commettent des violences sur femmes et enfants. Je suis très attristé par le peu d’attention et de soutien que la société civile a porté à ces causes aujourd’hui puisque la marche de protestation devant le Ministère de la Femme n’aura mobilisé qu’une minorité.
Nos élus de l’ANC, doivent légiférer de manière à décourager et arrêter toute violence faite aux femmes et aux enfants. Nous nous devons, en tant que société « civilisée », de nous unir pour organiser des abris, des refuges, pour fournir du conseil et de l’assistance juridique et tout autre service pour femmes et filles en danger, comme nous nous devons de fournir encadrement et réhabilitation pour les auteurs des violences.

Leadership Locomotove theory

Today, Salafist leaders have called for a large march in front of the US embassy in Tunis to express their displeasure with the amateur YouTube movie depicting the prophet Mohamed saws and Islam in a negative way. Preventing them from organizing and peacefully demonstrating would be against everything we have been fighting for – freedom of expression and assembly. I assume they will gather and chant and burn flags and then run home to their Facebook accounts, wearing their Chinese made imitation Nike shoes, and drinking their American made sodas.

What if things turn really ugly? What if this march ends in tear gas, violent exchanges between demonstrators and police, flag burning, or maybe even an attempt to breach the embassy compound leading to live bullets and may be extreme violence like in Libya, Egypt, or Yemen?

Will we hear the usual rhetoric form civic and political leaders? Will we hear our president or prime minister apologize to the Americans for such barbaric acts of a “small group of religious extremists”? Will we hear condemnations blah blah blah.

What we will not hear any leader, Tunisian or Arab for that matter, is to tell the citizen of his country they are a bunch of hypocrites, that they are responsible for how the world views them, that they should be responsible for their own actions. That we cannot hold a country like the US responsible for the acts of a citizen who chose to express his views, however sick they are, when we are fighting for the same liberties in our own countries.

What Tunisian leader today is courageous enough and willing to pay such political price, at a time of electorate battle, and look his people in the eye and tell them what hurts, instead of what they want to hear? Such leadership does not yet exist, and it is exactly what our nation, and the Arab nation needs to survive, with dignity.

Le vrai ennemi du citoyen Tunisien – sa citoyenneté

«Nous avons rencontré l’ennemi et l’ennemi, c’est nous” dixit Pogo.
Aujourd’hui, je ressens la même chose que Pogo. Je pense que nous sommes entrain de nous battre et les uns contre les autres. Nous sommes devenus l’ennemi numéro un de la Tunisie et le plus grand obstacle à sa réussite.
Nous avons oublié comment être critique face à nous-mêmes et reconnaître nos faiblesses. Pourtant c’est le seul moyen d’être de meilleurs citoyens.

Nous avons renoncé à toute critique constructive de peur que notre critique ne soit considérer comme trop sévère et que nous nous retrouvions isolés. Nous sommes devenus une société polarisée qui sacralise la pensée de groupe au détriment de la pensée individuelle.
Je pense que le pire ennemi que nous devrons vaincre n’est pas un parti politique soutenant une idéologie qui nous est étrangère ni des radicaux extrémistes qui veulent gangrener notre pays encore moins une puissance militaire envahissante; notre pire ennemi c’est nous-mêmes. Nous, le peuple de la Tunisie, qui autrefois étaient fières d’être juste Tunisiens , qui partageaient la joie des victoires de nos équipes sportives ainsi que la peine de leurs défaites, nous sommes ce peuple qui s’est toujours retrouvé soudé l’autre lorsqu’il s’agit de maladies ou de catastrophes naturelles, qui savait regarder au-delà du sifsari ou la Malya,de la jebba et du Kabbous , de la mini jupe et des jeans serrés. Certains d’entre nous ont choisi d’aller à la prière, d’autres de se diriger vers le bar du coin, chacun pensait pour lui et ne se préoccupait pas des choix de son voisin.
Nous voulons tous quelque chose, mais très peu sont prêts à donner. Nous pensons trop à nous-même et très peu aux autres. Nous voulons tous nos droits, mais on ne parle jamais de nos ..RESPONSABILITÉS.
Lorsque le jeune respecterait le vieux, l’élève valoriserait son professeur, quand les lois seraient respectées, nous n’aurions pas d’ennemi parce que nous serions une seule entité solide. Personne ne peut vaincre une société unie.
Aujourd’hui, hélas nous nous sommes permis d’être facilement brisés en mille morceaux. Nous sommes devenus nos propres pires ennemis.On a sacrifié notre civilité en croyant que nous nous débarrassons de notre faiblesse, mais nous avons oublié qu’une société sans civilité est une société brisée.

TUNISIA – WILL IT BE CIVIL WAR

By its inaction to the latest violent maneuvers of the Salafist, the government has done two things: embolden the violent radical Islamists wing, and serve notice to the rest of the people that they either give up their demands or they will have to dealt with, violently. The longer the government keeps ignoring these events, the bolder the radical salafistes would become, causing a need for hired security or armed self defense groups.

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If any violence is allowed to last more than 48 hours, turning into armed skirmishes, it will open the doors for many underground groups to emerge and join the fight. Citizens  would feel the need for armed protection especially once the military proves to be unequal to the task of protecting the borders, the country, and the citizens in it.

It is alleged that such groups, militarized and ideologically armed, are training and preparing for such an inevitable date with destiny.

The fight will be long and violent. When you combine well financed extremist religious and radical elements with hundreds of thousands of marginalized poor and lower middle class people, an elite middle class that sees its way of living threatened, and a government that is unable and unwilling to act righteously, you have the making of an inevitable explosive mix, usually called a civil war.

For the first time in their short history, Tunisians know what it means to be a hostage in your own homes. They are hostages of a political and social tensions and religious radicalization. Police are either not willing or unable to intervene partly due to lack of clear guidelines or ineptitude on the part of the ministry of the Interior.

It is then no surprise to hear of neighborhood groups forming to monitor and safeguard against the “Salafist police” who are “cleaning” the streets of bars serving alcoholic drinks or women in unacceptable summer clothing as declared by the founder of the religious police, a legally licensed group, Adel Ilimi “We reject any spectacle that offends Islam and Muslims, any spectacle that opposes the morals of Muslims, especially if it is in the street or in a public place,”

Such possibility reminds us of early days of post war Iraq, Lebanon in the late seventies, Niger, and Soudan. Such countries were manipulated from the inside as well from the outside, just as our government and our radical elements are. Whether the money and the strategies are coming from the East or the West is not important. What is important is that Tunisia, as we know it, will seize to exist.

At the end, I hope this scenario is just a figment of my imagination. Nonetheless, it should be the concern of political, social, intellectual, and economic opposition leaders. Secular religious leaders, parents, and educational leaders should focus the debate on tolerance and acceptance.

Pourquoi sommes-nous facilement manipulables et qu’est ce qu’on peut faire ?

La subversion idéologique est la réponse. Il s’agit d’une stratégie pratiquée pour un lent lavage de cerveau, qui dure généralement des années avant de donner ses fruits.

Elle consiste en quatre parties bien orchestrées : La démoralisation, la déstabilisation, la crise et enfin la normalisation 1.

La subversion idéologique c’est  “Promettre au peuple ce qu’il n’aura jamais, tout en créant des situations de crises pour justifier la construction d’un gouvernement totalitaire, d’un état de police, à travers des crises économiques qui permettent de guider le peuple vers n’importe quelle destination souhaitée, comme le fait un berger avec ses moutons“².

Je vais essayer de démontrer comment l’état actuel des choses dans notre pays, est le résultat d’un processus de subversion idéologique long et méthodique. Débutant dans la deuxième moitié des années soixante-dix par la bien payée milice de Ben Ali, cette pratique continue à présent avec la Troika d’une façon lente mais méthodique, en jetant le peuple dans le désespoir total.

Les théoriciens du complot prétendent que ce processus, maîtrisé par la CIA dans les années 1940s, et utilisé intensivement pendant la guerre froide par les 2 camps, a été arboré à Ben Ali lorsqu’il occupait la position du directeur de la sécurité. Puis l’implémentation a eu lieu au fur et à mesure que Ben Ali devenait le « Manchurian candidate » de l’occident.

La démoralisation du peuple tunisien  a duré entre 15 et 20 ans, et elle a été exercée par des gens du pouvoir et leur entourage. Y ont aussi participé les médias, les dirigeants des syndicats ainsi que les puissants businessmen.

Cette première étape de la Subversion Idéologique, qui est généralement la plus longue, a bel et bien donné ses fruits en créant un état d’esprit collectif incapable de faire des choix de manière autonome.

Nous sommes devenus une nation hypnotisée vu que nous vivons fréquemment un détachement vis-à-vis de la réalité.

Ceci a été corroboré par le biais de la manipulation de l’opinion publique et la création d’une puissante police secrète qui s’infiltre jusque dans les maisons et les endroits de travail, propageant la panique et la méfiance dans les familles et les relations publiques.

Ce qui a abouti à une nation minée qui cherche des plaisirs éphémères (Musique, télévision, et événements sportifs) dans l’espoir de pouvoir oublier sa maladie collective, exactement comme est le cas d’un patient qui cherche à surpasser ses maux par les calmants.

Comment se fait-t-il qu’aujourd’hui, en 2012, nous sommes un pays dans le désarroi, sans valeurs ni vision commune ? Nous sommes à deux pas de perdre la seule et réelle opportunité d’émancipation, par manque d’anticipation et de know-how. Pourquoi semblons nous perdus, sans des principes qui nous animent ni de leadership qui nous guide ?

La réponse est vraiment simple. Nous venons de sortir d’une chambre obscure après 30 ans,  et nous sommes éblouis par la lumière.

Nous étions hypnotisés dans cette chambre obscure, tout simplement pour que nous soyons facilement gouvernables. La question qui se pose maintenant est : comment ?

L’essence du contrôle social est l’influence sur les valeurs auxquelles tiennent les gens et sur tout ce qui est important à leurs regards.

Pour la plupart d’entre nous, il s’agit de nos familles, notre santé, notre statut social et nos biens.

Tant que la concentration est sur le “soi”, toutes les valeurs viennent de l’extérieur. On appelle ce phénomène le ”narcissisme dépersonnalisé ”. L’individu pense et s’occupe exclusivement de lui même, mais uniquement dans le cadre de méthodes sociales préinscrites. 3

A travers la télévision, la publicité et le monde qui nous entoure, on nous avait dit ce qu’est la beauté, le succès, le style et ce qui est “normal“. Par le biais de ce que nous regardons à la télévision ou à travers les medias, nous avons appris ce qui est important et comment le percevoir.

Nous avons une couverture massive à propos des compétitions sportives et des superstars alors que des sujets comme l’éducation ou l’environnement ne sont guère mentionnés. Il suffit d’imaginer ce que peut être une soirée typique dans un foyer en Tunisie: des parents qui regardent des émissions télévisées importées de nations qui ont très peu de points communs avec nous, des enfants sur le Facebook ou jouant à des jeux vidéos, des jeunes filles qui veulent devenir des chanteuses de pop, et des adolescents qui n’ont jamais lu un livre et ne peuvent même pas formuler correctement une phrase.

Les gens qui subissent ce genre de traitement deviennent infectés et on finit par voir des obtus occuper des postes dans les mass medias, l’administration publique et le système éducatif.

La perception idéologique d’un Tunisien typique est devenue tellement contaminée que même si on l’expose à des informations authentiques il ne saura pas leur importance.

« La révélation de vraies informations n’a plus d’importance car un peuple qui a subi la démoralisation ne peut plus valoriser les vrais informations, les réalités ne comptent plus ». 4

Cette idée est étayée par les récentes coupures d’eau et d’électricité, l’émergence du mouvement Salafiste accompagné de la violence, et les attaques contre les  libertés des gens durant le mois de ramadan etc. …

Rien ne peut déstabiliser et démoraliser une nation comme l’impasse du chômage en face de ses jeunes diplômés, qui se comptent par des milliers chaque année.

Une fois bien exécuté, le processus de la déstabilisation ne doit pas durer plus que 5 ans. Il s’agit surtout d’agir sur le plan économique. En Tunisie, ce processus a ciblé les investissements étrangers et le libre échange. Les emplois sont éliminés et le travail devient un rêve pour plusieurs d’entre nos jeunes. Les prix ne cessent d’augmenter exponentiellement, et personne ne prête attention à l’inflation. Ainsi les crédits, un outil pour contrôler les générations à venir, représentent à présent la solution unique que ce soit pour les individus ou pour l’état.

Avoir des principes et des valeurs, et les défendre ne fait plus partie de la personnalité d’une personne qui a été démoralisée, puis déstabilisée.

Une fois hypnotisé, accepter les différentes crises de la vie nous devient très facile maintenant. Quand je parle des crises comme une partie de la Subversion Idéologique, je ne fais jamais référence aux catastrophes naturelles, mais plutôt aux actions récentes qui occupent nos rues, et à la violence physique ainsi que morale subies par nos concitoyens. C’est sous la lumière de ses événements critiques que les décisions tranchantes sont prises! Ainsi en offrant des compromis, le publique reçoit des solutions et des moyens pour sortir de l’impasse.

Ce compromis est une forme déguisée d’un retour à la normale. Des mesures économiques ou sociales sont alors prises rapidement pour donner l’impression que la vie est revenue à la normale. Ces mesures sont destinées non seulement à nous renvoyer vers l’hypnose, mais aussi à inculquer un sentiment d’euphorie qui donne l’impression que nous sommes toujours dans de beaux draps.

Qu’est-ce que nous pouvons faire.

Je ne suis pas en train d’écrire ceci avec un ton pessimiste, au contraire j’essaye de transmettre à chacun de nous un sentiment d’optimisme qui pourra un jour raisonner en reflétant une joie collective, la joie de la maîtrise du soi.

Pour commencer, permettez-moi de dire que les gens qui ont exercé la subversion idéologique sur notre peuple, ne sont pas les seuls responsables. Il faut se mettre d’accord que nous assumons aussi une partie de cette responsabilité.

Nous devons prendre de la distance par rapport à nos habitudes et commencer à percevoir la réalité d’un autre angle de vue, et à admettre que par l’individualisme on ne pourra jamais se détacher de la chaîne de dépendance à nos gouverneurs.

Il est évident que c’est difficile de ramer à contre courant et de lutter contre les « valeurs » et les mythes de sa société, mais sur le plan historique et moral, c’est le bon choix.

Faire face à des vérités cruelles peut mener à des sentiments accablants de négativité et de désespoir, mais c’est ainsi qu’on arrivera à l’éclaircissement et à la renaissance.

La dépression, est généralement due à un sentiment de faiblesse et nous sommes une société déprimée. « En vivant le pire, nous possédons le pouvoir de créer le meilleur »  3.

Nous ne devons pas céder aux appels à la haine et à la méprise de soi, que peut lancer des politiciens ou des prédicateurs. Nous devons démontrer de la détermination, tout en gardant la sympathie et la tolérance envers l’autre.

Cherchez une mission qui vous passionne, et prenez l’initiative. Trouvez des personnes avec qui vous partagez la même passion et créer un groupe ainsi qu’un plan pour réaliser des buts que vous prédéfinissez. Suivez des cours qui vous permettent de réaliser vos rêves parce que, vous savez, nos rêves restent toujours là ils ne disparaissent jamais.

Créer des communautés qui partagent les mêmes valeurs. N’attendez pas les autres pour commencer, soyez le leader que vous êtes au fond. Tout ce qu’il vous faut c’est de la détermination et de la volonté. La liberté et la réussite, sont des choix !

Si vos buts vous paraissent irréalisables, ou si vous n’essayez pas, vous aller gâcher votre temps et rater des occasions. Si vous optez pour une attitude négative et décourager les gens, et bien c’est vous qui aurez perdu, pas nous.

 

Références:

  1. Destroyed From Within: The Four Stages of Ideological Subversion
  2. http://itooktheredpill.wordpress.com/2008/10/19/
  3.  http://www.crossroad.to/Quotes/brainwashing/2007/bezmenov.htm

4. http://www.truthmove.org/content/operation-gladio/

MIND CONTROL AND DICTATORSHIP

WHY ARE WE SO EASILY MANIPULATED? What Lessons learned and what can we do?

IDEOLOGICAL SUBVERSION is the answer. It is a strategy of slow brainwashing that generally takes years to bare fruit. It consists of four very well orchestrated parts: demoralization, destabilization, Crisis, and then Normalization1.

Ideological subversion is “Promising the people what they will never receive while creating crisis to justify building a huge government, a police state, and finally an economic crisis and steer the people anyway they will, just as a Sheppard with his sheep” 2    

I will try to show that our current state of affairs in Tunisia is a result of a long, methodical process of ideological subversion, first started in the late seventies by well paid Ben Ali militia, and now adopted, perhaps unknowingly, by the Troika as they slowly and methodically kill whatever little spirit we have left.

Conspiracy theorists may even claim that this process, perfected by the CIA in the late 1940s, used extensively during the cold war by both sides, was first introduced to Ben Ali as a director of security in the late 1970s, then put into action as he was being groomed by the West to be their “Manchurian candidate”.

Demoralizing the Tunisian people took about 15 to 20 years by those in government and those close to them, such as media, labor union bosses and wealthy powerful individuals. This first step of I.S. usually the longest of the four resulted in a collective mind that is incapable of making intelligible decisions on its own. We became a nation hypnotized as we often exhibited strange detachment from reality.

This was implemented by manipulating public opinion and creating a powerful secret police that would infiltrate the homes and the work place, creating panic and distrust among families and friends. The result is an infected nation that seeks temporary pleasures (such as music events, television, and athletic events) to forget about its collective ills, just as a sick patient seeks more pain killers. A false sense of calmness prevailed over the country and safeguarded by a well structured and systemic mind controlling machine.

How is it that today, 2012, we are a country in disarray, with no common vision or values? We are on the verge of squandering the only real opportunity of emancipation, though not anticipated. Why do we appear lost with no guiding principles or leadership?

The answer is really simple. We have been let out from a dark room after thirty years, and now we are blinded by the light.

The reasons why we were hypnotized in this dark room is simply so that we can be easily governed. The more interesting question to ask is, how.

The essence of social control can be traced to influences over what people care about; what their values are, and what’s important to them. For most of us, it is our families, our health, our status, and our possessions. While the focus is in the “self”, the values are all proscribed from the outside. We call this phenomenon “depersonalized narcissism”—the individual thinks and cares almost exclusively about “him” but only in the external societal proscribed ways.3

Through television, advertising and the world around us, we are told what beautiful is, what success is, what style is, and what “normal” is. By what we see on television or in other media, we are taught what is important and what to think about. We have in-depth coverage of sports and celebrity gossip while education or the environmental are barely even mentioned. Just think of what a typical evening looks like at a Tunisian home: parents watching TV shows imported from nations we have very little in common with, kids on Facebook or playing video games, young ladies wanting to be music pop stars, and adolescents who do not own a book or and can’t put together a full sentence.

People that undergo this sort of treatment become infected and stuck with useful idiots occupying mass media, government administration and the educational systems, as we have endured for nearly thirty years. The ideological perception of a typical Tunisian citizen became so contaminated even if you exposed them to authentic information they would never believe it. “Exposure to true information does not matter anymore because a people who have been exposed to demoralization cannot process true information, facts do not matter”4

Such examples of infection based facts are the recent water and electricity shortages, the surge of Salafist movement and violence, and the attacks on personal liberties of Tunisians and foreigners alike during the holy month of Ramadan. Nothing demoralizes and destabilizes a nation than the gloomy future of its educated masses, by the hundreds of thousands a year.

Destabilization is a process, if well executed that takes no more than 3 to 5 years. It is mostly economical. In Tunisia, it focused on the principles of free market and foreign investment. Jobs are eliminated and employment prospects become a dream for many. Prices continue to rise as inflation is ignored. Borrowing, for individuals and for the state, becomes the solution, as it is a way of keeping control of a nation for generations to come. A person who is demoralized, then destabilized no longer can be expected to have a beliefs or values to fight for. He is unable to assess factors or make intelligent decisions. This can possibly characterize most of us today, as we are, on a daily basis, watching the effective machine of ideological subversion at work, while unable to react. We have become brain washed and easily accepting of crises as way of life. We have become the frog that slowly boils away.

When I speak of crises as part of an Ideological Subversion, I generally do not mean natural crises. I refer to such things as the recent garbage that took over the streets and the physical and verbal attacks on citizens and national (like the museum de Marsa). It is during this period that urgent measures are put in place. The public is offered a solution and a way out of the crisis, and usually in return of some kind of compromise.

This trade-off is a disguised form of a return to normal. Quick economic or security measures are then taken to appear as if life is back to normal. They are meant to not only subdue us back to hypnosis, but instill a sense of euphoria and belief that we are always cared for

What we can do.

I am not writing this with a sense of defeatism. In the contrary, I am trying to instill in all of us a sense of optimism that will one day resonate with a collective joy, the joy of self control.

First, let me say that those who practiced ideological subversion on all of us are not the only ones to blame. We must share in the responsibility. We must first come to terms with the gravity of our predicament. We must step away from the “normalement” and wake up to reality, the reality that no one alone can break the shackle of this dependence on those who govern us. While it is certainly not easy to go against the destructive “values” and myths of one’s society, it is, historically and morally, the right thing to do.

Facing unpleasant truths can result in overwhelming feelings of negativity and despair, but such is the path of enlightenment and true positivity. Depression often comes from a feeling of powerlessness and we are depressed society. “By facing the worst, we hold the power to create the better”3. We must not be swayed by such destructive, self-hating, self-promoting weak preachers or politicians. Our optimism and purpose threaten them. We must be resolute, and at the same time, retain sympathy for other’s viewpoints and circumstances.

Find a mission you really care about it and take the first step. Find others who share your values and create a bond and a plan to achieve. Educate yourself in the ways of pursuing your dream because it is still out there. Create communities of values. Do not wait for others to show the way. Become the leader you always wanted to be. All it takes is determination and a will to do so4. Freedom and success are a choice.

If your goal seems unattainable to you, or if you don’t see the point in trying, you have lost sight of the moment and the possibilities. If you refuse to try and discourage others who do, you have lost. We have not.

References:

  1. Destroyed From Within: The Four Stages of Ideological Subversion
  2. http://itooktheredpill.wordpress.com/2008/10/19/
  3.  http://www.crossroad.to/Quotes/brainwashing/2007/bezmenov.htm

4.    http://www.truthmove.org/content/operation-gladio/