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NO LONGER IRRELELVANT

I am back in the USA. It is January 2011. I am at home. I am in the office. I am in my car and at the University. May be I am on a plane, or in a café. I am trying very hard to breath. The smoke from the tear gas is thick. Eyes are burning so badly I could scream. I am lighting up Molotov cocktails. I am dodging bullets while hoping they are not real. I am yelling and screaming at men dressed in thick dark uniforms and scary looking helmets. I am running out of stones to throw. It is 1978 and 1979 all over again. I am five thousand kilometers away, but I am in every alley of the city of Tunis. But wait, I am only there in spirit. Indeed, it is 2011, as my Blackberry informs of more disturbing news, and the documents in front of me remind me of my many passing deadlines.

I left Tunisia on December 30 to tend to business and academic commitments in the US. I had never thought I would miss what took place in January.  The similarities between then and now are too numerous to list. The feelings I had and the anxieties I experienced seemed as if they just were kept in a safe for 30 years and suddenly freed. Anger, disbelief, empathy, fear and courage, all resurfaced with every CNN, Al Jazeera and Facebook notification. Then, and now, we fought against repressive regimes. We fought for dignity and for survival. We fought to be counted. We had become insignificant. We became objects and tools of a game of monopoly. The prizes of wealth and possessions were many, yet the one prize that seemed to matter the most to us was our dignity. And in this game, we the people, lost every time. We lost our basic God given human need for self respect, freedom, and peace. We decided to fight back and change the rules. No one has ever seen or photographed dignity, but we wanted it back, and we got it.

I would like to commend my Tunisian and Egyptian brothers and sisters for the courage they exhibited in fighting two of the most repressive regimes. Ben Ali may be history now, but the roots of his evil empire are still in place. You have only begun the long process of transition. History has taught us that true democracy is elusive because many people will stand in your way. They are people who will benefit from the absence of freedom. They will seek to accumulate more power and wealth through our lack of cohesiveness and unity. Our dignity is in the balance. Our real job has just begun.

PRENEZ GARDE A UN ATMOSPHERE TOXIQUE

Alors permettez-moi de jetter la lumière sur ce qui constitue une leadership destructrice, dans l’espoir que cette fois-ci, nous pourrions être mieux formés .

Nos jeunes ne disposent pas encore de la maturité intellectuelle, la sagesse politique et le dialogue ouvert qu’on trouve dans des démocraties plus avancées. Notre pays ne peut pas survivre une lesson en démocratie comme la plupart des pays industrialisés qui ont subi des changements radicaux et des troubles sociaux et politiques. Nous ne possédons pas les ressources, les infrastructures, ou les petro-dollars pour endurer une guerre civile. En tant que citoyens de cette petite et tendre nation, nous devons être conscients et avertis. Nous ne supporteront pas un autre chef destructeur, toxique, et despotique. Grâce à la révolution du jasmin, nous nous sommes débarrassés de ces ordures venimeux, toutefois le danger rôde toujours. Les hommes et les femmes qui composaient son système bien organisé, et bien financé, se déplacent encore et terrorisent toujours nos rues. Ce sont les ministres, les vendeurs, les clients, les enseignants, les maires, la police, les propriétaires de magasins, et tous les autres.

L’égoïsme, le narcissisme, et la nécessité personnelle du pouvoir sont parmi les caractéristiques des leaders destructeurs . Ces dirigeants nocives ne respectent pas leurs promesses du bien-être de leurs peuples. D’autres symptômes fréquents des leaders destructeurs incluent habiliter et renforcer un très petit cercle de partisans fidèls, empecher la construction d’une structure solide, et l’absence d’organisation efficace. Les leaders destructifs sont traditionnels dans leur facon de penser – “command and control “- est un modis operandi. Les effets d’une telle structure se voient dans les résultats économiques, sociaux et politiques qui compromettent la qualité de vie et les libertés des citoyens, une chose avec laquelle tous les Tunisiens sont trop familiers. Le control peut etre evident, comme quand la police secrète ou politique espionne les citoyens ou les groupes d’opposition, ou peut être subtil, comme rappels de l’isolement  social et politiquequand  l’unité autour d’une cause ne se matérialis pas, comme le cas du 26-26.

D’autres symptômes moins évidents, qui ont été exposées récemment au cours de cette période de transition, sont les suivants:

  • Agendas personnels: le recrutement, la sélection et la promotion sont basés sur un agenda politique interne. Par exemple s’entourer de sujets fidèles, au détriment des autres qui peuvent être plus qualifiés pour le poste.
  • Compensations politiques: Les promotions et les avantages ne sont pas liés au rendement, mais à la loyauté.
  • L’utilisation inefficace des ressources: La répartition des budgets entre les départements ou les régions est basée sur le régionalisme, le favoritisme, et les centres de pouvoir.
  • Trop de paroles: Les plans sont riches et chargés seulement dans les discours ; beaucoup de paroles mais pas assez d’action.
  • Le manque de collaboration au sein du gouvernement .
  • Poignarder dans le dos, et avoir mauvaise langue comme characteristiques des membres sortants. Ce sont des pratiques que nous avons vu dernièrement dans la Tunisie comme characteristiques des membres  RCD sortants.

Mes chers compatriotes tunisiens, nous ne devons pas tolérer les mauvais comportements et les dirigeants destructeurs. Nous aurions perdu une révolution parfaite. Le sang de nos amis n’a pas encore séché. Nous ne devons pas oublier les 23 dernières années. Nous devons collaborer, former et renforcer la cohésion entre tous les segments du gouvernement et notre société. Il ne doit pas y avoir dans nos rangs une division qui nous affaiblit et renforce ceux qui cherchent à contrôler notre destinée. Comme disait Gandhi: «Nous devons être le changement que nous voulons voir”

L.S.