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Women under attack, children too

Violence against women in Tunisia has taken on a new dimension and has become a national dilemma that must be condemned and acted upon by the authorities and by society as a whole. Sadly, and based on well documented cases, our government tends to regard violence against women largely as a private matter between individuals, and not as a pervasive human rights problem requiring State intervention.

Violence against women takes a dismaying variety of forms, from domestic abuse and rape to child marriages and may be soon, female circumcision. All are violations of the most fundamental human rights.

It is true that violence, in all its forms, existed under the previous regime of Ben Ali, but was kept away from the television screens and the front pages of newspapers. It is also true that due to access to social media and relative freedom of the media, we have become more aware of the extent of this social disease.

I do believe that we are witnessing a frightening phenomenon due to some of men’s newly found attitudes towards women, fueled by ignorance and lack of sensitivity. Furthermore, I believe some of these attitudes towards women are organically homegrown, fed by extremist religious views imported by preachers and religious peddlers. It may also be lack of respect, empathy and total disregard for basic human rights, led by a makeshift government that has done everything in its power, except protect women and children.

As I read about the rape of a young girl in day care in La Marsa, a handicapped little child, and a female dancer in Sousse,  I am of the opinion of the existence of hundreds many more cases that go unnoticed in other parts of the country. Many little girls go to sleep frightened of males they are supposed to love, and wives terrified of being sexually attacked by drunken husbands.

We must press for immediate legal action against those who perpetrate organized violence against children and women. I am especially sad of the little attention these cases received from civil society today as a march was organized in front of the ministry of women.

Our elected officials in the ANC must implement national legislation to end violence against women and children. We must, as a “civilized” society, immediately move to organize shelters, legal aid and other services for girls and women at risk, and counseling and rehabilitation for perpetrators.

Qui protège nos femmes et nos enfants ?

La violence contre les femmes en Tunisie a pris une nouvelle dimension pour devenir un dilemme national. Elle doit être condamnée par les autorités et par la société entière.
Malheureusement, et me basant sur des sources sérieuses, il semblerait que notre gouvernement tende à penser que la violence faite aux femmes est un sujet privé, entre individus et non un problème relevant des droits de l’homme et exigeant une intervention de l’Etat.beatenwoman

 

 

 

 
La violence faite aux femmes prend des formes très différentes, de la violence conjugale au viol, au mariage des enfants et peut-être bientôt même à l’excision. Chacune de ces formes est une violation des Droits de l’Homme les plus fondamentaux.
Il est vrai que, sous le régime de Ben Ali, la violence existait déjà, maintenue à l’écart des télévisions et des « unes » des journaux. Il est également vrai qu’avec l’avènement des médias sociaux, et la nouvelle liberté des medias, nous sommes devenus plus conscient de l’étendue de cette plaie sociale.
Je crois vraiment que l’émergence de ce phénomène effroyable est liée à certaines nouvelles attitudes masculines vis-à-vis des femmes, renforcées par l’ignorance et le manque de sensibilité ; des attitudes résultant d’un phénomène endogène, encouragé par les prêcheurs et charlatans venus d’ailleurs. Enfin ces attitudes sont le résultat d’une négligence totale, d’un manque d’empathie et de respect des droits de l’homme les plus basiques de la part d’un gouvernement de fortune qui aura tout fait sauf protéger les femmes et les enfants.
En lisant les articles sur le viol d’une enfant en crèche à La Marsa, une petite enfant handicapée, et d’une danseuse à Sousse, je suis certain qu’il existe des centaines d’autres cas dans toutes les régions du pays et dont nous n’entendons jamais parler : des centaines de petites filles qui s’endorment terrorisées par des hommes qu’elles sont censées aimer, des centaines d’épouses terrifiées d’être abusées sexuellement par leurs époux en état d’ébriété.
Nous devons exiger que la justice sévisse immédiatement contre ceux qui commettent des violences sur femmes et enfants. Je suis très attristé par le peu d’attention et de soutien que la société civile a porté à ces causes aujourd’hui puisque la marche de protestation devant le Ministère de la Femme n’aura mobilisé qu’une minorité.
Nos élus de l’ANC, doivent légiférer de manière à décourager et arrêter toute violence faite aux femmes et aux enfants. Nous nous devons, en tant que société « civilisée », de nous unir pour organiser des abris, des refuges, pour fournir du conseil et de l’assistance juridique et tout autre service pour femmes et filles en danger, comme nous nous devons de fournir encadrement et réhabilitation pour les auteurs des violences.